La prière occupe dans l'Islam un rang si élevé qu'aucune autre pratique ne lui équivaut. Elle est la base de la religion comme l'a avancé le Messager d'Allah :»L'Islam est à la tête de toute affaire, sa colonne est la prière et son summum est le combat dans la voie de Dieu». La prière était la première obligation que Dieu avait imposée à Son Prophète lors de la nuit du voyage nocturne et de l'ascension au ciel, elle était d'abord au nombre de cinquante puis elle fut réduite à cinq dont chacune vaut en mérite dix prières.
Le Prophète a dit :»Au jour de la résurrection, la première chose à laquelle l'homme rendra compte est la prière. Si elle a été bien accomplie, ses autres oeuvres le seraient ainsi, mais si elle était autrement, ses autres oeuvres seraient jugées ainsi». Etant à l'article de la mort, le Prophète recommanda aux hommes :»Observez la prière et soyez bienveillants à l'égard de vos captifs et esclaves».
Dieu l'a mentionnée comme étant la condition fondamentale de la bonne direction quand Il dit :»Alif Lam Mim. Voilà le Livre qui ne doit pas être mis en doute, le Livre qui doit servir de guide à ceux qui craignent, à ceux qui croient au surnaturel, qui prient avec rectitude et qui remettent en circulation les biens que nous leur avons procuré» (s2/v1 à 3). Dieu a exempté ceux qui observent la prière de tout mauvais caractère ou une mauvaise moralité en disant :»L'homme a été versatile, timide lorsque le mal l'atteint, violent lorsqu'il est heureux à l'exception de ceux qui prient, de ceux qui sont constants dans leur prière» (s70/v 19 à23). Dieu a montré également le sort de ceux qui négligent la prière en parlant des réprouvés de l'enfer :»Pourquoi êtes vous en enfer ? Ils répondront : Parce que nous n'avons pas prié» (s74/v42-43).
La Prière est une prescription imposée à l'homme libre et à l'esclave, au riche comme au pauvre, au sain comme au malade, au résident comme au voyageur, à l'homme comme à la femme et cela durera tant que le monde est monde et nul n'en est exempt sauf l'impubère (et autres cas). Même Dieu a ordonné aux hommes de s'en acquitter sur le champ de bataille, qu'on appelle : «la prière de la crainte» comme il est dit dans ce verset :»Observez ponctuellement les prières, notamment la prière intermédiaire. Contribuez à la Gloire d'Allah, pleins de ferveurs. En période de trouble, il vous est permis de prier en marche ou à cheval .Quand vous êtes en sécurité, priez comme Allah vous l'a enseigné alors que vous ne saviez pas.» (s2/ v238 à 235).
Donc chacun est tenu d'observer la prière jusqu'à ce que la mort lui survienne et nul n'en est exempt fut ce un Prophète envoyé ou un pieux ou un combattant. Quiconque la néglige, soit pour se passer de ce devoir prescrit, sous prétexte qu'ils rendent service à la communauté, ceux là seront exposés à la perdition en rendant vaines toutes leurs oeuvres, en ne faisant aucun cas des ordres de Dieu qui dit :»La prière est prescrite aux Croyants à des moments déterminés» (s4/v103).
Les musulmans croient au Coran révélé au Prophète Mohamed (paix et bénédiction sur lui) comme ils croient aux livres révélés auparavant: les Pages d'Abraham (paix sur lui), le Torah révélé à Moïse (paix sur lui), le livre de Psaumes révélé à David (paix sur lui), et la Bible révélée à Jésus (paix sur lui). Cependant, à travers le temps ces livres ont subi des altérations et contiennent de ce fait deux types d'informations: exactes (la croyance en Dieu, la vertu, le Jour du Jugement, et le rejet de l'idolâtrie à titre d'exemple), ainsi que des informations inexactes. Des versets coraniques disent:
La bataille de Badr, du nom d'une vallée située entre La Mecque et Médine, est la première bataille décisive de l'Islam, et marque le début des confrontations armées entre les Musulmans et les polythéistes mecquois. Cette bataille se déroula le vendredi 17 Ramadan de l'an 2 de l'Hégire (mars 624 de l'ère chrétienne).
La caravane de Syrie
Au mois de Ramadan de l'an 2 de l'Hégire, le Messager de Dieu apprit qu'une grande caravane marchande qurayshite rentrait de Syrie à La Mecque, qu'elle était dirigée par Abou Sufyân, et qu'elle n'était escortée que par une quarantaine de cavaliers. Cette caravane avait en partie été financée par les biens que les polythéistes mecquois avaient spoliés aux Musulmans pendant et après les persécutions qu'ils leur firent endurer. Contraints de quitter La Mecque pour trouver une terre d'accueil moins hostile, les Musulmans avaient abandonné tous leurs biens dans le seul but de sauver leur foi.
Abou Sufyân donne l'alerte
Entretemps, Abou Sufyân apprit que le Prophète était sorti à la tête d'une armée et qu'il marchait sur la caravane qu'il avait la responsabilité de ramener jusqu'à La Mecque. Il envoya donc Damdam Ibn 'Amr Al-Ghifârî à La Mecque donner l'alerte aux Qurayshites, afin qu'ils accourent défendre leurs biens. Rapidement, les polythéistes levèrent une armée dans laquelle tous les clans qurayshites étaient représentés, à l'exception des Banû 'Adiyy.
Le dévouement des Compagnons
Lorsque le Messager de Dieu apprit la nouvelle, il demanda conseil à ses Compagnons sur la décision à prendre face à la tournure que prenaient les événements. Ils étaient en effet sortis intercepter une caravane marchande, et voici qu'ils auraient probablement à faire face à l'armée la plus puissante d'Arabie. Certains Compagnons étaient d'avis de ne pas combattre, le déséquilibre des forces étant trop manifeste, l'armée musulmane n'étant pas suffisamment préparée pour tenir tête à Quraysh. L'un d'eux dit notamment : «Ô Messager de Dieu, c'est Quraysh la perfide ! Par Dieu, elle n'a jamais été vaincue depuis qu'elle est une puissance ; et elle n'a jamais cru en Dieu depuis qu'elle L'a renié. Par Dieu, pour rien au monde, elle n'abandonnera sa puissance. Elle te combattra. Prépare-toi donc soigneusement et prends toutes les dispositions qui s'imposent.» Pour leur part, les Muhâjirûn déclarèrent qu'ils étaient avec lui quoiqu'il arrive. Mais le Prophète attendait surtout la réaction des Ansâr qui l'avaient accueilli dans leur cité et qui avaient prêté serment de le défendre envers et contre tout s'il était attaqué. Sa`d Ibn Mouadh prit alors la parole et dit : «Ô Messager de Dieu ! Tu penses peut-être que les Ansâr considèrent qu'ils ne doivent te porter secours que sur leurs terres. Au nom des Ansâr, je te dis d'aller où tu veux, de t'allier à qui tu veux, de rompre les liens de qui tu veux, de prendre de nos biens ce que tu veux et de nous laisser ce que tu veux. Ce que tu nous prendras aura plus de valeur à nos yeux que ce que tu nous laisseras. Quoique tu ordonnes, nous le ferons. Par Dieu, dusses-tu aller jusqu'à Birk, nous te suivrons ; dusses-tu traverser cette mer, nous la traverserons avec toi». Après avoir entendu ces déclarations de dévouement, le Messager de Dieu donna l'ordre d'aller jusqu'aux puits de Badr.
La défection des Banou Zuhrah
Les Anges viennent soutenir les Musulmans
Allah a créé l'homme et l'a installé sur la terre. Il ne l'a pas abandonné car Il l'a pourvu de tout ce dont il a besoin en fait de nourriture, de boisson et d'habillement. À travers les siècles, Il lui a tracé une voie pour bien guider sa marche. Le bonheur de l'humanité partout et toujours se réalise exclusivement grâce à l'engagement dans la voie d'Allah et le rejet de tout ce qui lui est contraire. «Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez- le donc; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie.»Voilà ce qu'Il vous enjoint. Ainsi atteindrez- vous la piété.» (Coran, 6 : 15).
L'Islam est la dernière religion révélée, le Coran le dernier livre divin et Mohamed (bénédiction et salut soient sur lui) le Sceau des prophètes et messagers. Allah lui a donné l'ordre de transmettre cette religion à tous les humains. «Dis: et ce Coran m'a été révélé pour que je vous avertisse, par sa voie, vous et tous ceux qu'il atteindra.» (Coran, 6 : 18).Les musulmans, en général, et les ulémas en particulier, ont reçu l'ordre d'appeler à l'Islam. A ce propos, le Transcendant dit: «Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront.» (Coran, 3 : 104).
Le Prophète dit: «Diffusez de mon message ne serait-ce qu'un verset» (rapporté par Boukhari, 3461).Dieu dit dans le Coran: «Adorez Dieu et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers vos père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Dieu n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant» ; «Craignez Dieu, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Dieu et à Son Messager, si vous êtes croyants».
L'enseignement enjoignant d'entretenir de bonnes relations avec autrui fait partie de l'islam au même titre que les cinq piliers, à savoir l'attestation de foi, les cinq prières, la zakat, le jeûne du mois de ramadan et le pèlerinage pour ceux qui en ont la capacité. En fait, aucun des cinq principaux piliers de l'islam ne peut être accompli sans le respect de cet enseignement. Le musulman doit essayer d'être sur de bons termes avec tout le monde dans la mesure du possible. Le musulman doit faire de son mieux pour éviter les mauvais rapports avec autrui.Parmi les mérites et les vertus de cet enseignement, on peut énumérer les points suivants :